Dom Juan

Cie Les Apicoles
Théâtre de rue

Adaptation pour la salle, nous consulter

Une comédie effrénée où l’on joue à se jouer

Sera présenté au Festival off d'Aurillac 2016.
Distribution
Conception : Cie Les Apicoles
Mise en scène : Fanny Imber & Maxime Coudour
Comédiens : Sophie Anselme, Clément Bayart, Maxime Coudour
Publics
Tout public/familial
scolaire/jeune public à partir de 7 ans
Durée
1h
Médiation
interventions pédagogiques : nous consulter
Mentions
spectacle non subventionné
Crédit photo : Yves Humel / Urbex Empire/F.Ducruet

Molière en rue

Après deux ans de joyeuse lutte contre l’avarice, la Cie les Apicoles s’attaque à DOM JUAN. Dans AVARE le public choisit la distribution, ici un nouveau rôle vous attend. Qui manipulera qui ?

Le spectacle. C’est l’histoire de Dom Juan, l’agitateur public, Sganarelle, le valet apeuré et Elvire la femme révoltée. Dom Juan est un homme libre et libertin qui vient d’abandonner sa femme Elvire qu’il avait enlevé du couvent. Accompagné de Sganarelle, il rencontre dans son aventure des personnages qu’il séduit et trahit tour à tour. Tous l’inviteront en vain au repentir.


Cette adaptation peu classique de la pièce de Molière est une succession déconcertante et réjouissante de bouleversements. Les comédiens perturbent les codes du théâtre et le spectateur choisit de prendre part au jeu. DOM JUAN est une comédie effrénée où l’on ne sait jamais ce qui va arriver, où l’on joue à se jouer, où l’on grimace ensemble les travers de la société.

Les comédiens se jouent de la prise de parole en public. Comme DOM JUAN, ils mettent en scène la manipulation, la séduction et jettent le trouble pour arriver à leur fin. Le spectateur a cette position inconfortable et jouissive de celui qui peut agir sur l’histoire. La transgression est à l’ordre du jour ! De jeux en accidents cette comédie grinçante et terriblement actuelle se déploie.

Extraits de presse

La Montagne : « Des acteurs talentueux au service d’un immense auteur. [...] L’immense talent des comédiens emporte le public dans un tourbillon de rire et d’interrogations. »



A PROPOS D'AVARE :
« »

France Bleu : « Une adaptation de Molière comme vous ne l’avez surement jamais vue. »

Sud-Ouest : « Les quatres comédiens bouleversent les codes avec talent et energie. Il faut saluer le travail collectif de la compagnie dans un exercice plein d’humour, de grâce, de drolerie, jamais pesant et bien rythmé. »

Sémioblog : « Un incroyable jeu d’acteur. »

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NOTE D'INTENTION

DOM JUAN est le deuxième volet d’un diptyque sur Molière dans la rue dans lequel la place du spectateur est bousculée.

Nous ne voulions pas mettre en scène un personnage dont la sexualité serait la composante principale de sa personnalité mais montrer un personnage complexe et manipulateur qui cherche, à travers la transgression, à questionner la société.

Comment peut-on mieux faire comprendre le sentiment de la manipulation qu’en le faisant vivre aux spectateurs ? Pour ce faire, nous avons décidé de ne pas travailler seulement sur l’illustration mais sur la mise en scène de ce sentiment.

L’assemblée, formée par le public, a l’impression de pouvoir agir sur la pièce, d’être libre d’intervenir dans l’histoire qui se dessine devant elle.

Mais comme Dom Juan, les comédiens usent de stratagèmes pour arriver à leurs fins. Pour se faire, nous avons mis en place un système de poupées russes. Les tromperies sont emboîtées les unes dans les autres de la plus évidente à la plus fine. Des comédiens sont « cachés » dans le public, et se font passer pour des quidams. De l’intérieur ils animent, perturbent et dirigent la pièce.

Lorsque nous jouons Molière, c’est le véritable texte qui est dit. Les mots de l’auteur sont respectés, c’est une volonté forte et immuable de notre part, véritablement faire entendre un texte classique dans un lieu qui ne l’est pas. En revanche, lorsqu’il y a des apartés, des prises à parti ou des accidents – contrôlés – c’est un langage différent, contemporain. Moins théâtrale, la langue quotidienne est là pour asseoir la vraisemblance de notre supercherie.

Les deux histoires, les deux langues ne s’affrontent pas, elles se complètent. Elles sont en miroir l’une de l’autre afin de servir encore mieux ce chef d’oeuvre de Molière.

Pour la scénographie, nous avons choisi une thématique autour du chantier. L’idée d’un classique qui se construit, se déconstruit. De nouvelles perspectives pour un monument que nous connaissons comme notre poche. La main d’oeuvre de ce chantier et la matière première … c’est le public.

Un échafaudage, élément scénographique centrale de notre pièce, représente le lieu du jugement. A la fois pour les personnages qui viennent donner leurs avis sur Dom Juan, mais aussi pour lui même lorsqu’il devient échafaud pour sa mise à mort.



Ce n’est pas une pièce que nous avons créée pour la rue. C’est la rue qui est le sujet principal de DOM JUAN. Tout est pensé pour cet espace aux milles possibilités. Nous voulons qu’il y ai toujours – tout le temps et partout – quelque chose à voir.

DOM JUAN c’est l’histoire d’un homme animé par ses désirs. Un agitateur public qui utilise la transgression et l’impertinence pour questionner la société, la morale, l’argent, la religion, la famille, le mariage, l’honneur…

DOM JUAN c’est l’histoire d’une femme, Elvire, emportée par un sentiment de révolte. Cette femme forte traque Dom Juan pour se venger. Trahie par un homme qui lui promettait la liberté en la sortant du couvent, elle tente l’impossible. DOM JUAN, c’est une pièce féministe…

DOM JUAN c’est l’histoire d’un valet, Sganarelle, tiraillé entre les bonnes moeurs et la servitude de son maitre. Sganarelle c’est le rôle de Molière, c’est le rôle principal il débute et termine l’histoire.

DOM JUAN c’est tout ça à la fois. Ce sont trois personnages qui veulent défendre leurs points de vue et leur capacité à agir sur l’histoire. L’expérience de cette liberté est le coeur de la mise en scène. Les trois comédiens invitent aussi le spectateur à devenir acteur du spectacle. Ne formant plus qu’un, cette société éphémère hue, acclame, joue, joue à se jouer.

Autant de possibilités qui rendent ce spectacle vivant, interactif et unique chaque soir. Une Assemblée libre et spontanée. Vraiment ?

Les Apicoles