Le Loup qui voulait être un mouton

Cie Ladgy Prod
Jeune pubic / Marionnette

Un des albums les plus beaux et les plus poétiques de Mario Ramos adapté en marionnette




Distribution
D'après l’album de : Mario Ramos
Adaptation et mise en scène : Cyrille Louge
Interprétation : Ghislaine Laglantine et Cédric Revollon
Construction du décor : Sandrine Lamblin
Lumières : Angélique Bourcet
Fabrication des marionnettes : Francesca Testi et Ghislaine Laglantine
Publics
Jeune public à partir de 2 ans
scolaire
Durée
Tout public : 30 min
Scolaire : 30 min + bord de scène
Médiation
Interventions pédagogiques : nous consulter
Crédit photo : Label Saison & Ladgy Prod

Conte et marionnettes

Après « Plouf ! », la Cie Ladgy Prod adapte cette fois-ci un des albums les plus beaux et les plus poétiques de Mario Ramos, l’auteur très connu de « Loup, loup y es tu ? » et de « C’est moi le plus fort ! »

La pièce. Petit Loup rêve de sortir du bois et de s’élever dans le ciel. Mais pour voler, il faut des ailes et les loups n’en ont pas. Cependant, Petit Loup a bien observé les moutons : eux non plus n’ont pas d’ailes, et pourtant, parfois, ils s’envolent. Alors Petit Loup se déguise en mouton et se fond dans le troupeau afin de découvrir leur secret et, qui sait, de s’envoler à son tour. Finalement, le moment tant attendu arrive et Petit Loup décolle dans les airs, sans se douter du danger qui le guette… ni de l’aventure pleine de surprises et de révélations qui l’attend.

Extraits de presse

Télérama TT : « Les courtes scènes, les espaces scénographiques différents (couleurs, hauteurs…), la manipulation bruitée de marionnettes stylisées (coniques, ouatées et de tailles variant selon les points de vue) traduisent à la fois la rêverie du personnage et l'accomplissement de sa révolution personnelle (il part de la meute pour en revenir transformé). Une belle proposition à voir avec les tout-petits. »

Le Pariscope : « Dans un scénographie aussi simple que poétique. Les aventures pleines de surprises de petit loup émeuvent les plus jeunes et attendrissent les parents… »

Sortir à Paris : « On rit, on sourit et les marmots s'émerveillent face au troupeau de mouton cotonneux et au petit loup, qui n'a jamais eu l'air aussi inoffensif. Un joli conte sur l'identité et les rêves, à découvrir ! … »

Toute la culture : « Le spectacle est élégant et drôle […] Le travail de la compagnie prouve une nouvelle fois que le jeune public, même avant trois ans, doit se penser de la sorte, de façon belle et jamais debilisante. … »

La Muse : « C’est un plaisir d’entendre les enfants réagir, s’étonner, rire et … suivre les rebondissements de cette aventure […] A voir sans tarder ! »

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NOTE DE MISE EN SCENE


Ailleurs l’herbe est plus verte

Qui ne rêve pas d’un ailleurs où tout serait plus facile ? Qui ne jette pas un œil sur la vie d’un ami, avec l’impression qu’elle est plus agréable et plus harmonieuse ? Qui n’a pas, enfant, envié la maison, les parents, les jeux et les vacances – bref, le monde – d’un petit camarade ?

Les yeux de Petit Loup se mettent à briller quand ils se posent sur les paisibles moutons d’à-côté, réunis dans la verdeur de leur clairière. Et malgré tous ses efforts, c’est un fait, Petit Loup n’est pas à l’aise dans la meute qui lui sert de famille. Il n’est pas à sa place : il ne parvient ni à marcher en rythme et dans le rang, ni à hurler et à chanter comme un vrai loup, rien comme il faut, rien comme les autres.

C’est une aventure pleine de surprises et de révélations qui l’attend. Non, la vie des autres n’est peut-être pas ce qu’elle paraît, et ailleurs, l’herbe n’est pas toujours plus verte. Non, ce dont on rêve n’est peut-être pas tout à fait ce que l’on cherche. Mais la réalisation de soi n’est pas nécessairement non plus au bout du chemin que l’on a tracé pour nous.

Jeu est un autre

A la fin de l’album, Petit Loup n’est pas devenu un mouton, il n’a pas accompli son rêve, mais, et c’est encore mieux, il s’est accompli lui-même. Il est vraiment devenu un loup, mais un loup unique, avec son parcours et sa personnalité propres.

Les questions de l’identité, de l’orientation personnelle, du mode de vie, de l’appartenance, sont aujourd’hui au cœur de nos sociétés. Elles demandent – et suscitent – une grande ouverture d’esprit. Nous avons vu dans cette histoire l’alliage de la simplicité du récit et de la richesse des sens propice à la culture de cette ouverture.

Haïku de marionnettes

Comme dans tous les albums mettant en scène des animaux, les protagonistes de Mario Ramos sont avant tout des personnages, ni animaux réalistes, ni humanoïdes. La marionnette a cette même faculté d’être suffisamment différente de nous pour garder la distanciation et en même temps intimement, étrangement proche pour susciter une identification profonde. Pour le (petit ou non) spectateur, c’est la possibilité d’observer les aventures d’un autre et de les vivre, d’en ressentir toutes les émotions, sans danger.

La « patte » graphique de Mario Ramos est pour beaucoup dans le charme de cet album. La tendresse, la poésie et l’humour en imprègnent chaque page. Pour être fidèle à l’esprit plus qu’à la lettre et ne pas se contenter d’une simple mise en image, nous avons imaginé un principe de haïku de marionnette qui, par la scénographie et l’esthétique des marionnettes, mise à son tour sur la simplicité et la pureté du trait, sur une présence choisie et précise des couleurs, une présence assumée des manipulateurs donnant vie au spectacle sous nos yeux. Evoquer, suggérer, pour ouvrir les portes de l’imaginaire de chacun et donner toute sa place à cette belle histoire, à son universalité.

Cyrille Louge