Plouf !

Cie Ladgy Prod
Jeune pubic / Marionnette

Le célèbre album de Philippe Corentin dans une version animée de matériaux bruts
Distribution
D'après l’album de : Philippe Corentin
Adaptation et mise en scène : Cyrille Louge & Ghislaine Laglantine
Interprétation : Ghislaine Laglantine
Lumières : Thomas Costerg
Collaboration artistique et technique : Francesca Testi
Fabrication des marionnettes : Ghislaine Laglantine
Publics
jeune public à partir de 2 ans
scolaire
Durée
Tout public : 35 min
Scolaire : 35 min + bord de scène
Médiation
Interventions pédagogiques : nous consulter
Crédit photo : Ladgy Prod

Marionnettes

Un loup-scie, un cochon quality-électrique, des lapins-pinces et une samba-grenouille vont vous emmener dans cette folle aventure librement adaptée du célèbre album « Plouf ! » de Philippe Corentin.

La pièce. Dans un univers insolite composé d’objets détournés, d’étranges animaux, gourmands, curieux ou affamés, vont jouer au jeu du "tel est pris qui croyait prendre". Ils vont se piéger à tour de rôle au fond d’un puits où, semble-t-il, le reflet de la lune se serait transformé en un alléchant fromage...

La marionnettiste, tout à la fois conteuse, comédienne et bruiteuse, orchestre ce petit monde mettant ainsi en valeur l’humour décalé de l’auteur.

Extraits de presse

Télérama TT : « Voilà une adaptation originale et exquise de l’album de Philippe Corentin, dont l’histoire du « tel est pris qui croyait prendre » débordait déjà d’humour. Le castelet en bois et en métal représente le puits, les marionnettes rigolotes sont créées astucieusement à partir d’objets détournés : une scie figure le loup, une boîte de bonbons et une prise électrique, le cochon… Et pour compléter le plaisir visuel, chaque personnage possède son univers sonore aux influences jazzy. Une réussite »

CRITICOMIQUE : « Si ces enfants entre 2 et 6 ans exultent, leurs parents aussi se plaisent au jeu, loin des spectacles cucul-la-praline et infantilisants… Les musiques sont, comme le texte, poétiques et suggestives, Charles Mingus, Nino Rota ou Pascal Comelade. Entre le théâtre d’objet et la marionnette, voici une création très originale. »

COTE FAMILLE : « Un bonheur d’invention. Dès 3 ans, vos enfants se laisseront embarqués dans ce seau qui promet de décrocher la lune. »

MAMANONBOUGE : « L’histoire est parfaitement ficelée et la mise en scène bien pensée, le show alterne entre ombres, mimes et marionnettes. Le jeu de lumière quasi permanent et la musique sont sublimes. De la poésie, de l’humour et de bonheur voilà les ingrédients de ce chouette spectacle. Bravo pour ce petit bijou, un vrai travail d’orfèvre »

LAMUSE PARIS : « Excellent spectacle de marionnettes pour les enfants de 2 à 6 ans. Une vraie sortie en famille puisque les parents aimeront, eux aussi, ces animaux créés dans le pur style déco industrielle. »

<>


NOTE DE MISE EN SCENE


Un livre, c’est une bouteille à la mer, une graine emportée par le vent : qui sait qui le lira et quelle imagination il viendra féconder ? Et pour quelle floraison ? En l’occurrence, celui-ci a fait « plouf ! » dans notre imaginaire, dans notre désir de spectacle et de marionnettes. Une adaptation réussie c’est aussi et surtout une interprétation personnelle, originale et inspirée. La fidélité à un auteur ne passe pas par la copie, mais dans l’amour et l’intérêt que l’on porte à cette histoire, dans la rencontre entre les univers de chacun et dans ce qu’on en laisse éclore en nous.

Au début, il y a donc un puits. Au fond du puits, la lune a déposé son reflet. Le puits c’est l’eau, la lune c’est le rêve, et dans l’eau germe la vie. Et de cette fécondation va naître notre histoire. Car dès qu’il y a de la vie, il y a des histoires.

Le spectacle se déroule comme dans le temps d’un mirage. Comme si, dans un coin du monde où se seraient entassés les matériaux les plus divers, une nouvelle logique de vie – ou une logique de vie nouvelle – se mettait à germer là où on ne l’attend plus. Comme si, dans le silence et le désert, la force de vie émergeait, comme l’herbe qui pousse entre les pavés et qui repoussera toujours.

Feuilles de métal, tasseaux et grillages cachent en effet l’architecture d’un petit monde qui va bien vite se révéler. Les personnages qui le peuplent sont faits de boîtes de conserve, de ressorts, d’outils, de vis, de boulons… Ces matériaux ont eu, avant, une première vie, complètement différente. C’est cet assemblage improbable qui leur donne alors une nouvelle existence, une nouvelle fonction, fruits du mélange et de la rencontre.

Peut-être est-ce un rêve éveillé, ou un mirage ? Ou le début d’une nouvelle forme de vie ? C’est la magie de notre regard sur les choses qui fait le monde. Ce qui nous apparaît d’abord inerte, perdu et disparate, soudain prend forme, sens et mouvement par la grâce de l’imagination. « Il nous faut regarder… il nous faut écouter… ce qu’il y a de beau » chantait Jacques Brel : regarder et respecter la nature, débusquer le beau et le vivant là où on ne l’attend pas, mais aussi voir autrement ce qui reste de nous et de notre monde, et imaginer la suite.

Cyrille Louge