Raging Bull

Cie Caliband Théâtre
Théâtre, hip-hop, et musique éléctro

Création 2015

Succès Avignon 2015

Lauréat du festival Radikal Jung 2016 / Munich
Distribution
D'après l’autobiographie de Jake LaMotta : (traduction de Jacques Martinache) publiée aux éditions 13E Note Éditions
Adaptation, mise en scène et interprétation : Mathieu Létuvé
Chorégraphe : Frédéric Faula
Danseur : Frédéric Faula (en alternance avec Lino Merion)
Musique et sons : Olivier Antoncic
Graphismes et animations vidéos : Antoine Aubin
Lumières : Eric Guilbaud
Publics
à partir de 10 ans
Durée
1h10
Médiation
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Mentions
Coproduction : Le Rive Gauche Scène Conventionnée pour la danse de Saint-Etienne du Rouvray
Compagnie conventionnée : la Ville de Rouen et la Région Haute-Normandie
Aides à la création : Département de Seine-Maritime, Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Haute-Normandie
Aides à la diffusion : ODIA
Crédit photo : Antoine Leclerc / Yann Cielat

Théâtre, hip-hop, et musique éléctro

Quand théâtre et danse se rencontrent pour affronter le Taureau enragé du Bronx.
Jake LaMotta, alias Raging Bull, a été champion du monde des poids moyens de 1949 à 1951. Il a connu un parcours chaotique, passant de la célébrité à la déchéance, de la prison à la rédemption. Monté très haut et redescendu très bas. Avec toujours chevillée au corps la rage, celle qui fait gagner sur le ring, celle qui fait dérailler sa vie. C’est aussi elle qui lui a permis de trouver la force de se mettre à nu dans une autobiographie bouleversante.

Le spectacle. Un comédien, un danseur et un musicien portent ensemble le récit du boxeur, sa lutte perpétuelle contre les autres et contre sa propre violence. Comme sur un ring, les deux interprètes révèlent la beauté brute de cette confession, et comme un arbitre le musicien sampleur donne le tempo.

Extraits de presse

IO GAZETTE : « Un spectacle de haut vol et d’une grande intelligence. [...] Mathieu Létuvé et son équipe ont su admirablement tirer profit de la rencontre entre l’art noble et l’art du spectacle. »

LA TERRASSE : « [Mathieu Létuvé met] en évidence la part d’humanité que révèle la destinée de cet homme en lutte contre ses démons. »

LA PROVENCE ***** : « Une scénographie royale habitée par un trio époustouflant dans une création ambitieuse. »

PARIS-NORMANDIE : « Puisqu’il est question d’un maître de l’uppercut, autant y aller direct : ce spectacle est beau et émouvant. »

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NOTE DE MISE EN SCENE


Le monde de la boxe est un monde fascinant, qui renvoie aux mythes et aux origines de l’affrontement sportif. Comme dit Joyce Carol Oates : « La boxe se déploie dans un espace sacré antérieur à la civilisation ». Ce qui se passe sur un ring tient de la tragédie, mais bien souvent la tragédie ne se contente pas du ring, elle est liée à la vie toute entière de beaucoup de boxeurs. Ce n’est pas un hasard si le cinéma a toujours été fasciné par cet univers, par sa charge dramatique et sa portée symbolique..

Le combat de boxe et la vie de ces sportifs deviennent pour nous une allégorie, quelque chose dans lequel on peut projeter nos propres luttes, à fortiori pour quelqu’un qui a connu ou connaît toutes ces épreuves (la misère sociale, la violence familiale, la lutte pour la survie)… Cette histoire nous touche car c’est le récit d’un homme qui se cogne au réel, à la vie, à son milieu, et qui tente de s’élever comme il peut, à la force de ses poings.

Le sujet, ce qui est au centre du texte, c’est le moteur de cette carrière : la rage du boxeur. Le « Taureau enragé » était le surnom de Jake LaMotta. Celui-ci, au début de son récit nous donne les clefs de cette rage, celle qui va le porter jusqu’à la victoire. Mais un renversement dramatique va totalement désamorcer ce sentiment, et par conséquent enclencher le déclin de la carrière et la chute du personnage. Car la boxe est comme un autel, c’est le lieu par excellence du sacrifice, de l’échec, du perpétuel recommencement…

Sur scène, l’enjeu sera de restituer la beauté brute de cette confession. Comme sur un ring, où les corps sont captifs et offerts aux spectateurs, la mise en scène doit tendre vers ce dépouillement et cette mise à nu.

La scène devient donc le ring où va se livrer le combat d’une vie. Sur un ring, il y a juste par moments deux tabourets dans chaque coin. Et les projecteurs des salles de boxe.

Mathieu Létuvé