En attendant Billy

Caliband Théâtre

Le spectacle impossible.

Que faire quand la création prévue n’a pas lieu ? Quand soudainement une pièce ne reçoit pas l’autorisation d’être jouée par l’auteur même du texte qui l’a inspirée ? Eh bien, parler de tout ça… De la vie, du théâtre, de ce qui vous arrive. Tourner en dérision ces situations d’échec ou d’impasse pour en faire un bilan décalé, dans une forme qui évoque Woody Allen ou Fellini.

À travers le monde du cinéma qui était l’objet central de sa création initiale, Mathieu Létuvé évoque le périple long et semé d’embuches de la création. Convoquant sur la scène ses réalisateurs fétiches, il dialogue avec tous ces films qui l’ont marqué depuis sa tendre enfance, les revisitant de l’intérieur pour mieux invoquer la magie du cinéma sur le plateau du théâtre. Il nous raconte les affres de la création, de la vie même, de ses accidents et de ses blessures. Dans une parodie de procès, celle d’un créateur mis en difficulté, fragilisé, qui doit sans cesse trouver la force de rebondir alors que tout s’arrête, Mathieu Létuvé nous dévoile dans un spectacle très personnel « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur un artiste sans jamais oser le demander ».

CRÉATION 2020
THÉÂTRE CONTEMPORAIN

Tout public
À partir de 14 ans
Durée estimée : 1h30

▶ Dossier
www.calibandtheatre.fr

NOTE D’INTENTION

Que faire quand la création prévue n’a pas lieu ? Quand un metteur en scène devait mettre au jour un spectacle déjà programmé, et que soudainement cette pièce ne reçoit pas l’autorisation d’être jouée par l’auteur même du texte qui l’a inspirée…

Que faire quand tout s’arrête ? Comment trouver la force de rebondir ? Comment transformer des coups durs, des bouleversements personnels et professionnels, qui depuis un moment vous emmènent toujours plus loin dans une sorte de tourbillon infernal ? Un tourbillon, dont vous ne savez pas quand il finira… Et s’il finira un jour. Car au fond c’est peut-être l’essence même de la vie qui rejoint ici les affres de la création, auxquelles tout artiste est toujours confronté.

Que faire quand le bateau prend l’eau de toutes parts ? Quand vous ne maîtrisez plus rien, ni sur le plateau, ni dans la vie. Que faire face aux tourments, aux rêves, aux cauchemars, aux ambitions, aux déceptions, aux joies qui alternent sans cesse tout au long de ce manège sur lequel vous êtes monté, pas uniquement en tant que créateur, mais tout simplement en tant que personne vivante, aux prises avec le suspense et les accidents d’une vie ordonnée par un quelconque démiurge, qui comme un cinéaste semble régler chaque plan et chaque direction du film à vos dépens…

Eh bien, parler de tout ça… De la vie, du théâtre, de ce qui vous arrive. Projeter le tout dans un grand chaudron, à la fois onirique et décalé, et voyager quand-même… À travers ce monde qui était l’objet central de la création initiale, un monde qui vous fascine depuis votre enfance… Le monde merveilleux du cinéma.

Tourner en dérision ces situations d’échec ou d’impasse pour en faire un bilan décalé, avec une forme qui évoque Woody Allen ou Fellini. Traverser et dialoguer avec des scènes de films qui vous ont marqué, les rejouer, les visiter de l’intérieur et convoquer ou invoquer la magie du cinéma sur le plateau du théâtre, avec les moyens que vous avez à disposition : la lumière, les comédiens, la musique live…

Se servir des vicissitudes et des affres de la création, de la vie même, de ses accidents et de ses blessures pour faire recette de tout ça au travers d’une vision ironique, grotesque ou fantasmatique, quelque chose qui évoque « Le Procès », celui de Kafka, celui d’Orson Welles, procès dont le « héros », ici un artiste, ne saura jamais au final quelle culpabilité il devra expier… La seule certitude qu’il a, c’est qu’il devra se battre jusqu’au bout, pour justifier sa présence, son rôle, son identité, son humanité.

Dans un monde qui perd toute lucidité et tout sens, qui s’enlise dans l’aveuglement et l’absurdité d’une logique commerciale, financière ou politique de plus en plus dure, où l’artiste voit sa position également fragilisée, cette parodie de procès, celle d’un créateur mis en difficulté, devient une illustration plus globale de ce qui menace notre civilisation et notre culture, un effacement progressif, une mise hors champ de toutes les sources de vie : y compris l’art, le théâtre, le cinéma, la création…

En tout cas un certain type de création, qui quoiqu’il arrive, continue à chercher sa voie et sa place dans un monde de plus en plus restreint… Même si pour cela elle doit prendre le maquis, à l’image du héros dans « Brazil », de Terry Gilliam.

DISTRIBUTION

Texte, mise en scène et jeu : Mathieu Létuvé
Jeu : Steeve Brunet, Fabrice Gaillard et Stéphane Hervé
Musiques et son live : Renaud Aubin et Bertrand Geslin
Lumières :
Eric Guilbaud
Régie son live plateau :
Renaud Aubin
Scénographie :
Mathieu Létuvé, CPR Louviers
Costumes : Jane Avezou

MENTIONS

Production : Caliband Théâtre
Coproduction : Le Centre Dramatique National Normandie de Rouen, Le Prisme à Élancourt
Avec l’aide à la création et à la diffusion de la Spedidam

 

TOURNÉE 2021-2022

Le Prisme à Élancourt (78)
LE 15 OCTOBRE 2021 

TOURNÉE 2020-2021

CDN de Normandie-Rouen à Rouen (76)
DU 1ER AU 5 DÉCEMBRE 2020 ANNULÉ
> LES 25 ET 26 JUIN 2021 REPORT

Le Prisme à Élancourt (78)
LE 16 MARS 2021 

Espace culturel François Mitterrand à Canteleu (76)
LE 18 MARS 2021

Crédits photos : Arnaud Bertereau