Le Désir, est co-écrit avec une jeune femme, comédienne et danseuse, Fahartadji Ahmed-Ibrahim. C’est son histoire, l’histoire d’une femme qui a toujours vécu comme un personnage.
Elle veut se libérer des projections qui lui ont été imposées par l’entourage, la famille, l’école. Le spectacle est un exorcisme : pour devenir comédienne, la jeune femme a choisi d’affronter au plateau les fictions politiques qui lui ont été imposées – être comorienne, française, noire. C’est son histoire, c’est l’histoire de la comédienne qui est là, face à vous. C’est un rituel de danse et de parole, un acte d’émancipation.
CRÉATION JANVIER 2027
THÉÂTRE, RÉCIT, DANSE
Durée estimée: 1h30
À partir de 10 ans
Je suis une professionnelle du changement. J’aime les métamorphoses. Il y a quelque chose de très plastique en moi, qui aime et sait bouger. Ma propension au changement m’a souvent amenée à constater combien il pouvait y avoir de résistance, dans l’être hu main, dans la société, aux transformations. Nous aimons ce qui dure dans le temps : les institutions, la famille, les identités, les croyances.
Pourtant, tout, dans notre époque, et surtout l’urgence écologique, appelle au changement sociétal. Nous avons besoin de changer collectivement et individuellement , d’inventer, rapidement, de nouvelles façons de penser et de vivre. Mais comment?
J’entame un cycle de recherche artistique sur le changement sociétal. J’appelle ce cycle Changer . A chaque fois, j’invite au plateau une personne ou un groupe qui est en train de changer. Le plateau est transformé en un endroit actif : la personne dit « je ». Elle raconte au présent ce qu’elle traverse.
Les deux premiers opus sont des récits autobiographiques : le premier (Le désir), présenté dans ce dossier, raconte l’histoire d’une transfuge de classe ; le second (La vie) celle d’un médecin qui tente de faire évoluer les pratiques de son métier. Le troisième opus (La terre) est collectif : des paysans, cultivant la terre depuis des générations rencontrent, au plateau, des militants écologistes. Dans ce dernier volet, le théâtre devient l’espace de la rencontre et de la transformation collective de récits personnels.
Des personnes, dont le théâtre n’est pas forcément le métier, utilisent la scène pour mettre en mouvement leurs récits intérieurs.
CHANGER est un projet de création en trois volets, mais c’est aussi une étude : la scène – et sa poésie – peut – elle nous aider à changer ?
Marie Mortier
Ecriture : Fahartadji Ahmed-Ibrahim et Marie Mortier
Mise en scène : Marie Mortier
Jeu et danse : Fahartadji Ahmed-Ibrahim
Accompagnement chorégraphique et composition musicale : Yves Mwamba
Accompagnement à l’écriture et à la mise en scène : Sarah Rees
Scénographie : Juliette Morel
Costumes : Julie Dupret
Photographe : Mathilde Pannet
Regards : Didier Ruiz et Thomas Pondevie
Production : Compagnie Fictions collectives
Coproduction : Centre Culturel Houdremont – La Courneuve, Théâtre des Roches – Ville de Montreuil, Maison du Conte – Chevilly-Larue
Soutiens : Théâtre Paris-Villette, Théâtre des Roches – Montreuil, Collectif 12 – Mantes-la-Jolie, Fabrique des Possibles / Médiathèque Robert Desnos – Montreuil, Les Bords de Seine – Juvisy, Le Grand Parquet – Paris, Lilas en Scène
Le projet s’est construit en partenariat avec l’ERACM, Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes et de Marseille que la comédienne a intégré en 2024 et avec le parrainage de la compagnie des Hommes (Didier Ruiz).
Les deux coautrices sont lauréates pour l’année 2025/2026 de la résidence d’écriture BABEL portée par la Seine-Saint-Denis et le festival littéraire Hors Limite. Elles ont été sélectionnées par le Collectif pour la Culture en Essonnes pour présenter une maquette lors de l’événement Attention Travaux (Avrainville, février 2026) face au réseau des Théâtres de l’Essonne.