LE BANQUET

La Cour des Contes

Comment continuer d’avancer ensemble dans un monde dont on nous prédit en permanence l’effondrement imminent ?


Comme un bon dîner, Le Banquet part d’une envie de retrouvailles et se veut, à sa manière, une réponse à cette question existentielle. Autour de la table, nous nous raconterons des histoires, comme un pas de côté pour mieux appréhender la réalité sans rester paralysés. Une invitation à se rassembler pour faire grande provision d’amour, d’idées et d’imaginaire. Non pas pour plonger dans la fin du monde mais bien pour nourrir l’appétit d’un autre.

Le Banquet est lauréat de l’appel à projets Traffic 2023 (réseau national de soutien à la création et à la diffusion des arts du récit).

THÉÂTRE RÉCIT / CONTE
En lieux non dédiés

Représentation autour d’un repas à partager

CRÉATION OCTOBRE 2024

Tout public
Durée : 2h15

▶ Dossier
▶ Site de la compagnie

NOTE D’INTENTION

Un banquet avant la fin du Monde ?
A peine sortis d’une crise sanitaire, nous voici aussitôt plongés dans d’autres : climatiques, politiques, sociales… Face à la montée des incertitudes, une question nous saisit : comment continuer à avancer dans un monde dont on nous prédit en permanence l’effondrement ?
Notre banquet se veut, à sa manière, une tentative de réponse à cette angoisse. A La Cour, nous affrontons cette question en tant que jeunes, mais également en tant qu’artistes conteurs/euses. Car autour de la question de la fin du monde se déploie une véritable guerre des imaginaires. Elon Musk propose de partir à la conquête de Mars, les survivalistes de construire dès aujourd’hui un bunker privatif, d’autres se réfugient dans le repli identitaire, le cynisme ou le déni.
A La Cour, il nous vient comme un besoin de refuge, de contacts, de rassemblement, de partage. Une escale éphémère pour individus en mal de liens. Une expérience totale qui viendrait, par le fond comme par la forme ouvrir des réflexions, réveiller des consciences et soulager des craintes.

L’imaginaire, pas de côté salutaire pour affronter le réel
Regarder la fin du monde droit dans les yeux est pétrifiant. Tapie dans sa grotte, la réalité est comme la Gorgone Méduse dont le regard pétrifie celles et ceux qui osent la regarder en face. Pour l’affronter, comme Persée, on avance à reculons, une épée dans une main, un bouclier dans l’autre pour observer le reflet du monstre sans croiser son regard. Le bouclier de La Cour, ce sont les histoires, le pas de côté de l’imaginaire qui nous permet d’appréhender la réalité sans rester paralysé.

Explorer les liens entre repas et spectacle
A travers ce parallèle, nous souhaitons donner à voir le banquet comme un acte. Un rite profane mais engagé. Un instant unique dont la durée semble pouvoir s’étirer à l’infini, et pourtant inévitablement suivi d’une fin, la dispersion du public et des convives. Qu’il soit de famille, de mariage ou bien d’affaires, du Banquet de Platon jusqu’à la Cène biblique, tout repas est une scène où se joue quelque chose.
Le repas partagé est pour nous la meilleure réponse à la question de la fin du monde : faisons ici grande provision d’amour, d’idées, d’imaginaires, de courage pour les luttes qui s’annoncent. Non pas pour plonger dans l’angoisse de la fin du monde, mais bien pour nourrir l’appétit d’un autre.

La Cour des Contes

DISTRIBUTION

Écriture et interprétation : Arthur Binois, Margot Charon, Charles Deffrennes et Guillermo Van der Borght
Regard extérieur : Ana-Laura Nascimento
Accompagnement à l’écriture : Yannick Jaulin
Scénographie : Juliette Morel
Cuisine et logistique : Elsa Defiez-Boulay

MENTIONS

Coproduction TRAFFIC [Réseau de soutien à la création et à la diffusion des arts du récit] : Chahuts – Bordeaux (33), La Maison du Conte – Chevilly-Larue (94), Le Centre des Arts du Récit – Saint-Martin-d’Hères(38), Le Forum Jacques Prévert – Carros (06), Le temps de Vivre / Festival Rumeurs Urbaines – Colombes (92), Le Théâtre des Sources – Fontenay-aux-Roses (92), Le Strapontin – Pont-Scorff (56), Noirlac, centre culturel de rencontre – Bruères-Allichamps (18) et Le Théâtre du Chevalet – Noyon (60).
Coproductions : Le Théâtre des Sources – Fontenay aux Roses (92), Art’R – Lieu de fabrique itinérant pour les arts de la rue (75)
Soutiens : La Soufflerie / Scène conventionnée – Rezé (44), Le LIEU – Gambais (78), Le Théâtre intercommunal – Etampes (91), Le Théâtre de Poche – Hédé-Bazouges (35), Les Arches Citoyennes – Plateau Urbain – Paris (75)

Projet soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication / Direction Générale de la Création Artistique et la DRAC Ile-de-France.